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05/01/2012

Maintien du Dr Blé en prison / Me Hervé Gouaméné crie sa colère : ‘’L’attitude de Fofié révèle que l’état de droit n’est pas une réalité’’





Le médecin personnel de l’ex-Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, n’a pas encore recouvré la liberté. Bénéficiaire d’une décision judiciaire de mise en liberté provisoire depuis le jeudi 29 décembre 2011, Dr Blé Christophe est toujours détenu à Korhogo. Joint au téléphone, un de ses avocats, en l’occurrence Me Hervé Gouaméné, a fait savoir que jusqu’hier mercredi 04 janvier 2012, son client n’avait pas encore été relaxé. A l’en croire, le commandant Fofié Kouakou Martin, ferait des obstacles à la libération de son client par « zèle » et refus de se plier à la justice. Contrairement à Franck Anderson Kouassi et Herman Aboa qui ont quitté la prison le mardi 03 janvier 2012 et le vendredi 30 décembre 2011, Dr Blé n’a à ce jour (Ndlr : hier mercredi) pas encore été libéré. Il est toujours gardé par Fofié Kouakou qui refuse de se conformer à la décision de la justice », a accusé Me Gouaméné. Avant de qualifier l’attitude du Chef de sécurité de Korhogo d’inacceptable. Mais aussi et surtout de déni de l’état de droit. « Nous attendons que Fofié s’exécute pour que notre client sorte de ‘’sa’’ prison à Korhogo. Jusque-là, il argue n’avoir pas reçu d’instruction de sa tutelle. Nous avons signifié son entêtement injustifié de garder en prison le Dr Blé au ministre de la Justice, Ahoussou Kouadio Jeannot qui nous a dit qu’il allait saisir son collègue de la Défense. Pendant ces tractations, mon client est injustement en prison. C’est une opposition inacceptable à une décision de justice que nous dénonçons et que nous condamnons fermement. Si besoin en état, ce refus de libérer Dr Blé confirme que l’état de droit n’est de mise dans notre pays, que l’était de droit n’est pas une réalité. Aussi, interpellons-nous l’opinion nationale et internationale sur les agissements d’un chef militaire qui défie la justice », a-t-il lancé. Joint au téléphone, un proche du mis en cause, à savoir le Commandant Fofié s’est défendu d’agir par zèle ou par défiance de la justice. « Il n’y a ni zèle, ni défiance à aucune autorité. Pour le libérer, il nous faut des garanties suffisantes dont des documents officiels de la justice. Nous ne les avons pas encore reçus. Nous ne comprenons pas qu’on nous accuse de ne pas exécuter une décision de justice. Aucune décision ne nous a été signifiée. Quand cela sera fait et qu’on aura la preuve que ce n’est pas une rumeur, alors il sera libéré dans les règles. Mais pas par précipitation et négligence pour être au banc des accusés demain », a clarifié notre source. Tout en rassurant que la situation va changer à la minute où ils recevront les documents officiels de mise en liberté provisoire du concerné.
M Tié Traoré

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Après plus de 5 mois passés en prison / Hermann Aboa, en visite à L’Intelligent d’Abidjan hier : ‘’ C’est un moment que Dieu a choisi pour me retirer ‘’

Hermann Aboa était hier mercredi 04 janvier 2012 dans les locaux de L’Intelligent d’Abidjan, à Cocody Angré. Le journaliste est venu dire merci aux agents du quotidien d’informations générales pour leur soutien pendant ses moments d’exil et d’incarcération à la Maca. Une visite de courtoisie, a souligné Hermann Aboa qui a estimé que L’Intelligent d’Abidjan, pendant les moments difficiles qu’il a traversés, est l’un des journaux qui «de façon constante» l’a soutenu à travers des articles. «L’Intelligent d’Abidjan a fait de mon cas, sa cause. Je voudrais saluer l’esprit de confraternité du journal et dire merci à tous les agents du journal notamment au Directeur Général Alafé Wakili», a déclaré Hermann Aboa. Il a d’affirmé que les cinq (05) mois et demi passés en prison sont le fait de la volonté de Dieu. «Je n’en veux à personne. C’est un moment que Dieu a choisi pour me retirer», a-t-il indiqué. Hermann Aboa s’est dit heureux de cette liberté provisoire. Maxime Wangué, secrétaire général de la Rédaction de L’Intelligent d’Abidjan a, au nom de la direction du quotidien, salué le geste d’Hermann Aboa. Tout en se félicitant de cette visite, il a souligné que L’Intelligent d’Abidjan n’a fait que sa part de sacrifice. «Il était de notre devoir de soutenir le confrère qui était en difficulté», a-t-il affirmé. Avant de souhaiter que cette liberté provisoire soit définitive. Hermann Aboa était, pour la circonstance, accompagné de Stéphane Goué, secrétaire général du Cipj (Comité ivoirien pour la protection des journalistes). Après plus de cinq (05) mois passés en prison, Hermann Aboa a obtenu de la justice ivoirienne, le 30 décembre dernier, une liberté provisoire.
R. Dibi

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Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire : Pourquoi les américains lâchent Ouattara

Un désaveu très poli de l’Elysée dans la gestion du dossier ivoirien. Dans le monde occidental qui aime bien jouer le gendarme du monde, la règle d’or étant de ne pas de gêner l’autre dans sa zone d’influence. C’est clair que la Côte d’Ivoire, colonie française, vit sous l’influence de Paris qui décide à la place des ivoiriens dans les instances internationales, notamment à l’Onu. C’est au nom de ce principe presque sacro-saint dans le fonctionnement des relations internationales que Sarkozy a entrainé la plupart des pays occidentaux… à savoir l’Angleterre, le Canada, les Usa à prendre fait et cause pour le poulain Ouattara qui a été présenté comme le vainqueur de l’élection présidentielle, face au “dictateur Gbagbo” qui ne veut pas quitter le pouvoir. On se rappelle bien que le Canada et l’Angleterre ont été les premiers pays, sous intrigues parisiennes, à avoir rompu les relations diplomatiques avec le pouvoir Gbagbo. Ce sont eux qui ont donné le ton, en reconnaissant les ambassadeurs nommés par Ouattara. Puis a suivi l’administration américaine. On connaît la suite…Obama, au départ hésitant entre la pression française et la réalité de la crise ivoirienne qu’il reçoit par le canal du mode évangéliste afro-américain, finit par céder. En trahissant presque son propre serment qu’il avait pris devant des pasteurs évangélistes et des proches du Président Gbagbo. «Ce n’est pas sous mon mandat qu’on va recoloniser l’Afrique» avait-il confié à l’époque. Malheureusement pour la Côte d’Ivoire, au Département d’Etat, il y a une certaine Hilary Cliton très proche de Nicolas Sarkozy dans le dossier ivoirien. Sous la pression de plusieurs lobbies financiers qui alimentent les caisses d’une multitude d’organisations de Droits de l’Homme, dont la très contestée Humann Right, Barak Obama prend ouvertement fait et cause pour Ouattara. Il met en scelle le Président nigérian dans la guerre qui se prépare contre le pouvoir Gbagbo. L’Amérique offre en plus, de la logistique militaire par le biais de plusieurs capitales de la sous-région. Il écrit même une lettre ouverte au peuple ivoirien en leur demandant d’accepter Ouattara comme président. Pour l’occasion, il prend soin de le présenter sous les traits d’un grand démocrate qui fera de la Côte d’Ivoire, une grande démocratie en Afrique. Dans le même temps, il tente de manier la carotte envers le Président Gbagbo. L’Amérique lui offre un exil doré avec en plus, une place de professeur d’histoire africaine dans une prestigieuse université Yankee. Une proposition qui a même fait tiquer l’opinion africaine. Et par exemple le Président sud-africain Jacob Zuma qui n’a pas manquer de demander aux occidentaux «est que chez vous, le Président qui perd les élections va en exil?» Mais le sort de la Côte d’Ivoire était déjà scellé. Il fallait faire partir Gbagbo par tous les moyens. Sur le terrain abidjanais, l’ambassadeur des Usa Carter III, ne se gêne plus de froisser certaines convenances diplomatiques en se posant en opposant au régime de Gbagbo. Il enchaine de ce fait, les sorties très musclées contre lui. Gbagbo parti dans les conditions que tout le monde sait, Ouattara s’installe à la grande joie du monde occidental. L’homme est alors accueilli avec faste dans presque toutes les capitales de l’ouest. Paris, Washington, Bruxelles… Ouattara y est le bien venu grâce au lobby de l’Elysée. Sarkozy l’invite personnellement à une rencontre du G20 où il le présente aux grands du monde. Histoire d’en faire un grand Président. Mais le temps de la joie et des congratulations passé, tout le monde fait face à la dure réalité. L’Amérique qui croyait décrocher le gros lot en Côte d’Ivoire se trouve encore obligé de ronger ses freins, face à l’appétit des français. En tout cas, dans le partage du gâteau ivoirien, il était question de céder la fourniture des équipements de l’armée ivoirienne à la grande Amérique. Au final, Paris quasiment en pleine crise économique, s’est vue obligée d’arracher ce contrat à son allié. Ça peut boucher certains trous en Hexagone. Qui est fou ! Evidemment, les américains prennent cela très mal. Ils ne manquent pas de le signifier ouvertement à Ouattara au dernier sommet de l’Ua à Malabo, en Guinée Equatoriale. C’est en tout cas, ce qui se raconte dans le petit monde diplomatique ivoirien. Mais il n’y a pas que ça. La France développe en Côte d’Ivoire, un appétit sans pareil en raflant tout. Il n’y a plus d’appel d’offre. Paris s’accapare tout sans rien céder à ses alliés. Il n’y a donc pas de partage de gâteau. L’Amérique assiste la France faire cavalier seul. On dirait plutôt qu’elle évolue en roue libre à Abidjan. Ce qui n’est pas fait pour plaire à l’administration américaine qui se trouve désillusionnée. Elle décide alors de laisser faire. Surtout que jusque là, le pouvoir d’Abidjan qui s’attendait à une pluie de milliards en provenance de la Reserve fédérale, constate avec amertume, l’indifférence de Obama. D’ailleurs à l’occasion de l’une de ses nombreuses visites aux Usa, Ouattara presque à bout de patience, n’a pas manqué de se confier au confrère le «Patriote» l’un de ses portes voix. «J’espère que le Président Obama ne va pas se limiter à de simples promesses.» a-t-il dit aux journalistes qui l’accompagnaient dans ce voyage. Jusqu’aujourd’hui, aucun Dollar n’est parti de la Maison Blanche en destination de la Côte d’Ivoire. Mais bien plus, les Usa très pointilleux sur les questions de Droits de l’Homme ont décidé de surveiller le pouvoir d’Abidjan qui ne fait pas d’effort pour régler la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. On peut même dire que les soutiens américains de Ouattara sont de plus déçus sur cette question. Car la trop grande propension des Frci à commettre les crimes a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire. Au point d’irriter certaines missions diplomatiques qui ont finalement décidé de plier bagages. La Côte d’Ivoire version Ouattara, étant devenue de plus en plus moins sûre. Les derniers crimes des Frci qui ont presque irrité la diplomatie Yankee sont les morts de Vavoua. Carter III qui a déployé tant d’efforts pour son ami Ouattara s’est vu obligé de prendre le taureau par les cornes. «Qu’est ce qui se passe ? L’homme qui tuait est à la Cpi. Pourquoi on continu de tuer en Côte d’Ivoire» aurait de ce fait, demandé le diplomate américain à Ouattara. C’est après cette rencontre qu’il est sorti de son silence pour donner un ultimatum de 48h au Frci pou quitter les rues d’Abidjan. Entre temps, l’Amérique a déjà décidé de fouiller les affaires de la République au grand dame de Paris qui préfère fermer les yeux sur ça. Sans le dire ouvertement, la diplomatie américaine dénonce en privé, le harcèlement et l’emprisonnement des journalistes. Elle trouve cette pratique rétrograde pour la Côte d’Ivoire. Certains confrères qui ont subi les brimades des Frci sont régulièrement appelés par cette mission diplomatique. Et elle entraine dans sa nouvelle position, tout le monde anglo-saxonne. Ils sont liés par une tradition de fidélité.
Guehi Brence

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